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Adam McKay - "Frangins malgré eux"

Sorties salles
Posté par gee wee le 2008-12-03



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Depuis le temps qu'on vous le rabâche dans les oreilles qu'ici à Culturopoing on kiffe le Frat Pack (Ben Stiller, Will Ferrell, etc.) qu'est pas si reconnu que ça en France (passer de 72 salles à 26 puis à 2..) alors que ça cartonne aux USA, ben parlons-en !

Tout semblait parfait pour ce nouvel "opus" - même si ils n'aiment plus trop qu'on parle de Frat Pack -, avec le trio winner des excellents la légende de Ron Burgundy, Ricky Bobby : roi du circuit : le golden producer Judd Apatow, le réalisateur Adam McKay et le comédien formé au Saturday Night Live, Will Ferrel, et un pitch d'enfer : deux vieux garçons glandeurs se retrouvent forcés de vivre ensemble quand la mère de l'un se marie avec le père de l'autre.
Si dans ces deux films, une sorte d'énergie régressive un peu indéfinissable nous menait dans des situations exagérées, où, logiquement néanmoins, les personnages poursuivaient leurs quêtes absurdes ; ici, force est de constater que la régression est là, mais sans l'énergie du délire, sans cette ineptie naturelle qui jaillit de façon spontanée et souvent inattendue.
On rigole, oui, tout de même, parce que voir Will Ferrell et John C. Reilly (déjà dans Ricky Bobby, une sorte d'"alter ego" de Ferrell) jouer les mioches pourris-gâtés qu'en branlent pas une, c'est toujours un peu rigolo. Les deux précédents - pour ne parler que d'eux - semblaient novateurs, à la fois dans leur humour et dans les situations qu'ils proposaient. Celui-là reprend grosso modo des clichés du film de galopin (la discution dans les lits qui débute par "tu dors ?", les insultes à deux balles, la peur de prendre tel chemin au risque de tomber sur bidule), dont le décalage provoqué par la quarantaine des personnages ne suffit pas à sortir le film de son déterminisme. Il reste enfermé dans son pitch initial pour ne proposer finalement qu'une succession de séquences tenus par un bien maigre scénario. Là le côté regressif est voué à lui-même et à part une séquence hilarante de crise de somnambulisme, ou leur projet de superposer leurs lits en consolidant le tout avec des crosses de hoquet, les gags semblent déjà vus, attendus.




De plus, le film semble faire morale en démontrant en trois phases la valeur de la personnalité de Ferrel et Reilly : ils énervent tous le monde avec leurs exigences infantiles et leur comportement, ils finissent par se ranger par la force des choses mais ne sont pas heureux (eh non, porter un masque de Chewbacca n'est pas pratique pour faire ses comptes), puis, retrouvant cette énergie et soutenus par leurs proches, ils parviennent à concilier réussite sociale et fantaisie enfantine.
Le cadre est tel que le film n'a finalement pas vraiment d'intérêt, les personnages secondaires pas plus. Il aurait mieux fallut pas de scénario du tout. En tout cas, la formule semble peut-être un peu éprouvée et on ne doit pas s'étonner que les Frat Packiens en aient un peu marre de cette étiquette. Un groupe qui s'était constitué, a donné ce qu'il avait, c'est à dire d'excellentes comédies comme Dodgeball, la légende de Ron Burgundy, Ricky Bobby : roi du circuit, Les rois du Patins, Tropic Thunder très récemment - si on le considère comme Frat Pack par le biais de Ben Stiller.

Bon là, je parle peut-être aussi plutôt pour Will Ferrell qui est en perte de vitesse (après le déjà mouaif Semi-Pro), alors qu'en parallèle on a Seth Rogen qui déboule à pleine vitesse avec Délire Express chroniqué par ici sur notre site, mais fait-il seulement partie de ce Frat Pack ?, il en est certainement le successeur.




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Commentaires
De : noodles

les péteurs, pan !

Hou qu'elle est bonne !

De : Leo

Je te trouve bien dur.
J'ai trouvé le film très drôle.
Après je suis d'accord pour dire que les personnages secondaires sont moins intéressant et moins drôles (à part la belle sœur nymphomane !).
La fin est aussi un peu poussive. Par contre faut pas louper le générique ! :o)

De : gee wee

Oui, l'article est probablement un peu plus sévère que ce que j'en ai pensé..., j'y ai condensé ma relative déception.
Mais bon, à part quelques scènes, je n'ai pas eu d'éclats de rires francs comme j'ai pu en avoir avec les autres films.
Le pitch est peut-être trop génial à la base en fait, comme si tout était contenu dans l'idée d'en faire un film, mais que le fait de faire le film faisait retomber la sauce..
Un film pour une très bonne "buddy soirée" en DVD

De : Leo

C'est vrai que les productions Appatow se distinguent généralement par leurs digressions et leurs personnages secondaires délirants. C'est souvent ce qui fait leurs qualités d'ailleurs alors qu'ici l'intrigue est resseré autour des 2 frères et qu'il n'y a aucune véritable digressions. (A part la scène de chanson dans la voiture qui est assez énorme quand même !)
Mais je trouve qu'ils exploitent bien l'idée sans aller jusqu'à l'épuiser.

C'est parce que tu l'as vu dans la plus petite salle UGC de France avec les bruit du RER en fond sonore que t'a été déçu, non ? :o)

De : gw

La prochaine fois j'irai un jour de grève !:)

héhé, oui j'ai oublié la séquence de chant dans la voiture ! Qui rappelait d'ailleurs une séquence géniale dans Ron Burgundy :



et le clip qui va avec



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