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Catherine Hardwick - "Twilight - chapitre 1, fascination"

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Posté par Guillaume Bryon le 2009-01-19



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Dans la flopée d’adaptations récentes de best-sellers, Twilight : Fascination pouvait faire très peur tant il apparaissait de l’extérieur comme un néo-Buffy sans second degrés pour adolescentes de moins de 14 ans… Á l’arrivée, dire que c’est une bonne surprise serait exagéré, mais il en sort au moins un produit étrangement bancal, le genre de petite étoile filante, voir zigzagante, qu’il est toujours amusant de voir apparaître au milieu d'un ciel trop monotone. Contrairement à son cousin digest Harry Potter, ce n’est pas tant la rythmique difficile à mener de l’adaptation qui pose problème ici, ni même la difficulté à un cinéaste d’injecter un tant soit peu de personnalité. On a juste à faire à ce qui ressemble à une rare « erreur de casting » au niveau du metteur en scène, qui ne permet à l’œuvre d’exister que sur un seul plan (même si souvent très bien)… en laissant du coup les autres aspects dans un néant formel et narratif particulièrement impressionnant.

Catherine Hardwicke, la réalisatrice de Thirteen, semble en effet durant les premières 45 minutes se fondre avec beaucoup d'habileté dans cette commande : elle se rapproprie la figure du couple adolescent avec un regard intimiste qui tranche des grosses productions, adoptant un ton doux et lancinant. Ces premières bobines laissent la découverte progressive de l’autre et du désir s’installer dans un tempo qui évite l’hystérie du teen-movie de studio. Pudique et juste, tout en sachant se ménager quelques jolis moments atmosphériques, le film aurait pu se contenter d’être une œuvre romantique ado un peu à part. L’alchimie réelle entre Kirsten Stewart (souvenez vous, c’était elle la fille de Jodie Foster dans Panic Room) et Robert Pattinson (vu dans La Coupe de Feu justement) y est pour beaucoup, tout comme leur charisme vraiment décalé. La question de l’acte charnel difficilement réalisable dans les normes et les effleurements sensuels qui en découlent sont à l’évidence les aspects les plus intéressants à retenir.



Le bât blesse dés que le récit délaisse le roman photo à l’éthique indé pour s’atteler à son semblant d’intrigue fantastique et la présentation des backgrounds des autres personnages, de leurs légendes. Tout est expédié et négligé dans un fatras mixant référentiel et new-age qui ne laisse jamais le temps à un univers quelconque de s’installer. C’est dommage au niveau de l’intégration de l’histoire des Etat-Unis ou de la thématique de la famille qui auraient pus porter certains fruits. La réalisatrice semble encombrée à ces moments là, se situer à des kilomètres de l’expressivité ou des subtilités du genre qu’elle aborde, de ses mythes et symboliques…. comme si elle en en était entièrement désintéressée ?

D’autre part Hardwick est proprement incapable de mener à bien une seule séquence d’action : il faut voir la scène de match de baseball entre vampires pour en croire ses yeux, tant on a rarement vu une séquence aussi ridiculement chorégraphiée et platement dynamisée. Ne parlons même pas des scènes d’attaques, des grands sauts en forêt ou du climax dégénéré : les monteurs ont beau faire ce qu’ils peuvent, ce sont avec les pire Highlander que cette nouvelle saga rivalise alors de débilité.

Twilight fait du coup coexister deux films en un sans harmonie ni étincelles : une belle love story au tempo poétique s’y dispute avec un énième relifting horror/fantasy adolescent totalement affligeant et fonctionnel que la post-prod essaye d’animer en vain. En dépit de la sympathie que dégage cette curiosité industrielle, on comprendra mieux pourquoi la réalisatrice a été remerciée pour le second épisode, confié au plus lambda Chris Weitz.




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Commentaires
De : nounouche

ce film est trooooooooooo cooooool jdr ce film et jaimerai tro etre l une des actrices d ailleurs j parle englais ossi et ke si vs avie besoin d une actrices eh ben je pourrai vs renseigner ou en etre une merci bocou bye i love twilight the actors are beautiful !!!!!! bye !!!!

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