Heligoland sortira le 10 février et marquera la réconciliation musicale entre Robert "3D" Del Naja et Grant "Daddy G" Marshall, les deux chevilles ouvrières historiques de Massive Attack. Le duo retrouvera-t-il pour autant le génie de
Blue Lines ou même de
Protection ? Réponse dans quelques semaines.
Disons que, à ce stade (en plus de la présence de la guitare d'Adrian Utley, de Portishead), le line up des voix est plutôt pas mal, puisque, outre 3D et Daddy G, on retrouvera notamment l’inévitable Horace Andy mais aussi Damon Albarn, Martina Topley-Bird, Tunde Adebimpe (TV on the Radio) ou Hope Sandoval.
C’est cette dernière qui chante
Paradise Circus, dont le clip nous replonge 35 ans en arrière, aux débuts héroïques du porno. Sexe et clip avaient déjà fait bon ménage chez Massive Attack et on garde un souvenir ému de celui de
Be Thankful for what You’ve Got et son strip tease intégral à l’époque de
Blue Lines. Mais là, le duo va quelques crans plus loin, en utilisant plusieurs scènes du classique de Gerard Damiano,
Devil in Miss Jones (1973).
Le clip est d’autant plus intéressant qu’il alterne la chanson (plutôt pas mal) avec un témoignage d’une très vieille dame, dont on a d’abord peine à croire qu’elle fut bien la protagoniste du film. Pourtant, c’est bien elle, Georgina Spelvin, 73 ans désormais. Et l’on mesure alors à quel point l’industrie du X a changé, qui nous proposait alors des corps "normaux" (souvent ni beaux, ni laids, cf. le clip), mais surtout des âges normaux. Imagine-t-on aujourd’hui de produire un film X avec une actrice de 37 ans ? A moins de le réserver au marché ciblé des amateurs de MILF (Mother I’d Like to Fuck)…
Voici donc le clip. Attention, il comporte quelques plans (brefs) franchement explicites. On vous aura prévenu...