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Syd Matters (entretien)
Entretiens
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Quelques semaines avant la sortie d'un 4è album intitulé « Brotherocean », Syd Matters, présente ce mois-ci plusieurs nouveaux morceaux au cours de Balades Sonores http://lesboutiquessonores.com/baladessonores. Une série de concerts accompagnés de Thos Henley et de My Girlfriend is Better Than Yours, volontairement organisés dans de petites salles ou des lieux non conventionnels.
Le premier titre n'a pas changé : «Everything else» tient plus du rite de passage que de l'échauffement à la coule et met tout le monde dans le bain instantanément.
Ensuite, l'équipe alterne morceaux connus et extraits du prochain disque, que l'on pressent terriblement réjouissant. Absorbés et souriants, le geste sûr, on dirait des magiciens qui dévoilent de nouveaux tours. Quelques mots d'un grand groupe qui parle peu, plaisante pas mal et préfère jouer.
![]() D'où vient l'idée des Balades Sonores? Comment la tournée s'est-elle organisée?
Jonathan : L'idée est venue juste avant qu'on commence à travailler sur le nouveau disque. On cherchait à faire un truc par nous même avant que le disque sorte et que le label rentre dans un schéma de promo avec des concerts dans des salles conventionnelles. On voulait partir par nos propres moyens et présenter les nouveaux morceaux différemment. On a essayé de faire un événement qu'on organise nous-même à la sortie de chaque disque et à chaque fois ça nous a plu.
Après quelques dates, est-ce que ça ressemble à ce que tu imaginais, est-ce que tu as eu des surprises?
J'ai été agréablement surpris. On était un petit peu désorganisé, moi notamment j'ai beaucoup de mal à préparer les choses. On ne savait pas trop comment allait se passer la première date qu'on a faite, on était un peu sans filet. On voulait juste que ce soit quelque chose de convivial, un peu moins officiel et conventionnel. Après 5 ou 6 dates, je suis surpris de l'engouement et de l'envie des gens. Notre tourneur m'expliquait que l'affluence aux concerts était en chute libre, que les gens n'allaient plus trop aux concerts, ils allaient aux festivals pour avoir tout en un.
Ça fait plaisir de voir que les gens rentrent dans ce genre de projet, dans des endroits pas forcément habituels, des gens curieux et qui ont envie de voir un concert, de la musique en live.
Ta guitare a-t-elle une histoire?
Je ne suis pas du tout fétichiste des instruments. J'ai des instruments pratiques. J'ai acheté une guitare il n'y a pas très longtemps comme un amateur de guitares mais c'était la première fois. C'est peut-être différent pour les autres.
Rémi : Oui moi j'ai en permanence une quête de l'instrument qui va être un prolongement de soi, qui va aller tout de suite là où on veut aller, comme un cheval. Je suis pas fanatique, je ne cherche pas vraiment mais voilà je regarde sur ebay.
Y a t-il un instrument dont tu ne sais pas jouer que tu aimerais apprendre?
Jonathan : Ah oui il y en a plusieurs... il y en a plein ! J'aimerais beaucoup apprendre à jouer de la batterie, j'aimerais apprendre à jouer du violoncelle et de la kora.
Une chanson des albums présents ou du prochain album dont vous êtes particulièrement fiers?
Oui… Je suis fier de l'album. C'est très difficile d'avoir du recul sur ses chansons. Mes chansons d'une heure à l'autre je les adore et je les déteste. Je n'ai aucun recul. Par contre la façon dont ça s'est fait, ce qu'on a essayé de mettre dedans, le sens, le chemin... ça, c'est une sorte de fierté.
Quel est pour toi le meilleur moment de la journée pour faire de la musique?
Rémi : C'est plutôt un état pour ma part. Peut-être le soir.
Jean-Yves : ...en fin de matinée (rires)
Jonathan : le matin.
Rémi : ça dépend ce que tu veux faire. On a enregistré notre 2è album dans un super studio qui coutait très cher. Il fallait être là le matin à 7 heures. On enregistrait 2 chansons entre 8h et 10h du matin et à chaque fois on a pris les première prises de chaque chanson. Il fallait être hyper alerte parce qu'on jouait tous ensemble. C'était du live, c'était bien cette énergie.
Jonathan : Pour travailler techniquement, pour le côté technique de la musique, la mise en place, tu es plus alerte le matin. C'est comme les gamins, ils travaillent mieux le matin qu'après la cantine. Par contre pour écrire, en ce qui me concerne, c'est vraiment le soir ou la nuit qu'il y a un côté plus palpable dans les émotions ou des états plus fragiles, je crois.
Quels sont les personnages de livres ou de films qui t’inspirent ?
Ce qui m'inspire le plus depuis quelques années en fait ce sont les livres, les bouquins. Je ne sais pas si il y a des personnages en particulier mais il y a des auteurs, des histoires, des livres.
Un livre particulièrement ?
Un livre qui s'appelle « La mer » de John Banville que j'ai lu il y a peut-être un an maintenant. Il a été assez primordial dans l'écriture du nouveau disque. Un bouquin qui m'a bouleversé.
Certains groupes disent qu'ils ont beaucoup écouté un disque pendant l'enregistrement du leur, est ce que c'est pareil pour vous?
Rémi : On passe environ 10 heures par jour à écouter du son alors moi personnellement j'ai besoin comme on dit de me laver les oreilles.
Jean-Yves : Il y a eu eu une bio sur les Beatles. Je ne l'ai pas lue mais toi (Jonathan) tu l'as lue, Olivier l'a lue aussi. Vous n'arrêtiez pas de parler de ça.
Jonathan : C'est vrai pendant qu'on enregistrait on a été plusieurs à lire le bouquin de l'ingénieur du son des Beatles, Geoff Emmerick. Je faisais mes trajets le matin pour aller au studio en lisant ça. Ça n'était pas écouter de la musique mais en lire beaucoup.
La chanson parfaite à votre avis?
Rémi : « Happiness is a warm gun »
Les autres en choeur : C'est vrai bien vu!
Quel disque écoutez-vous quand vous êtes joyeux?
Jonathan : Je fais du frisbee quand je suis joyeux, je n'écoute pas de musique.
Mathieu (Chicros) : Kassav 3, le meilleur album de Kassav.
Un disque méconnu qui mériterait de l'être moins?
Jonathan : Il y a plein de choses que tous les musicien connaissent mais peut-être que les gens qui ne sont pas dans ce milieu-là ne connaissent pas. Comme on ne traine qu'avec des musiciens, c'est difficile. Je ne sais plus ce qu'est un disque méconnu en fait. Dr Dog c'est un groupe méconnu?
(Les autres acquiescent.)
Ou des groupes d'amis comme les Chicros c'est pas hyper connu.
Qui/Quel est votre monstre préféré ?
Rémi : Alien.
Jonathan : Moi j'aime bien le balrog dans « Le seigneur des anneaux ».
Votre super héros préféré ?
Spiderman.
A la place de qui aimeriez-vous vivre une journée ?
Spiderman!
Rémi : Une femme c'est bien aussi.
Jonathan : Spidergirl alors.
Si on vous proposait de fabriquer ou d'inventer quelque chose de totalement nouveau pour vous, que demanderiez-vous? Jonathan : Moi j'aimerais inventer une machine qui coupe les ongles tous en même temps. Je vois ça comme une espèce de laser où on met les doigts et zzzzz ça coupe vraiment. Je le vois depuis toujours mais j'ai pas encore trouvé la technologie.
Jean-Yves : Et un studio quand même aussi! ... avec la machine à l'entrée.
Qu’avez-vous appris de nouveau récemment ? Jonathan : Que Philippe Auguste a construit la forteresse du Louvre. On l'a appris il y a une heure et demie avec le Trivial Pursuit qui est juste à coté.
Avez-vous un jeu de mot idiot préféré ou un calembour irrésistible à partager avec nous ? Mathieu : Ce matin en sortant de Bruxelles on a vu plein de bouchons et on a dit : « On doit être dans la bonne direction puisqu'on va vers Liège... »
Jonathan : Note bien la personne qui vient de dire ça. Il ne fait pas vraiment partie du groupe. (rires)
Céline est l'âme de l'excellent blog Fictionalize Retrouvez d'autres articles sur Syd Matters : Syd Matters "Ghost days" Syd Matters, Brotherocean dans les bacs cet été
Commentaires
De : noodles midlake .... en mieux De : Luc C Très bonne interview, beaucoup d'humour. Insérer un commentaire : |
